Résumé de la 8ème soirée Dialogue

La 8e soirée Dialogue a eu lieu mardi 13 octobre, vous pouvez lire le résumé ci-dessous

Soirée Dialogue du 13 octobre « Femme et travail : comment parvenir à l’égalité dans le monde du travail ? » Avec Nina Prochazka et Anna Tanner.

Depuis 2019, l’association MULTIMONDO organise la série d’événements Dialogue, qui invite des personnes aux biographies diverses et variées à discuter et échanger sur des sujets sociopolitiques lors de plusieurs soirées. Nina Prochazka, conseillère en développement organisationnel, coach et experte de Jobsharing et Travail 4.0 et Anna Tanner, membre du Conseil de ville et assistante sociale, étaient nos invitées.

Pendant la soirée nous avons abordé différents sujets liés à la question des femmes en rapport avec le marché du travail comme par exemple l’égalité en matière de rémunération et d’autres revendications de la grève des femmes de 2019 ; le jobsharing et son potentiel pour atteindre l’égalité sur le marché du travail.

Après la présentation des deux invitées, Nina Prochazka et Anna Tanner, et des participant-e-s qui ont exprimé leurs attentes par rapport à la soirée, Sandra Joye, modératrice de la soirée ainsi que co-directrice et responsable du domaine intégration au travail de Multimondo, nous a donné quelques chiffres et faits concernant le sujet pour lancer la discussion. La Suisse est actuellement au 18e rang en ce qui concerne l’égalité entre hommes et femmes. En effet, bien que l’égalité soit inscrite dans la Constitution depuis 1981, la réalité des faits est bien différente. En 2016, le salaire médian mensuel brut des hommes se montait à CHF 6830 tandis que celui des femmes à CHF 6011. Comment s’explique cette inégalité ? Selon Anna Tanner, il y a une discrimination qui commence déjà dès les premières étapes de la socialisation. Les filles sont encouragées à faire des activités qui correspondraient aux valeurs typiquement « féminines » (la solidarité, l’empathie, etc.), donc vers des métiers sociaux, qui sont en principe des métiers moins bien payés par rapport aux métiers typiquement « masculins ». En outre les femmes s’occupent aussi davantage des travaux d’assistance non rémunérés, c’est-à-dire des soins aux enfants, des tâches ménagères, des soins aux membres de la famille malades ou âgés. Même lorsqu’un enfant naît, les femmes sont plus enclines que les hommes à réduire leur taux de travail ou même à quitter complètement le marché du travail pendant un certain temps. Le travail à temps partiel est donc plus fréquent chez les mères ayant des enfants de 0 à 12 ans que chez les pères ayant des enfants de cet âge (59,6% contre 11,2% en 2017). Les hommes qui réduisent leur taux d’activité professionnelle le font surtout pour des raisons de formation alors que les femmes pour des raisons familiales.

Qu’est-ce que cela signifie pour une femme de ne plus travailler ou de travailler moins ? Selon Nina Prochazka, l’argent n’est pas le problème central. Le problème réside dans le fait de ne pas acquérir de l’expérience et de ne pas renforcer des compétences précieuses pour le marché du travail. Avec un marché de travail de plus en plus dynamique, il peut être très difficile de continuer à développer ses compétences, même avec de courtes interruptions. Pour cette raison, nos invitées ont souligné l’importance de garder toujours un pied dans le marché du travail. Sandra Joye ajoute qu’un stage, un poste à temps partiel ou temporaire sont également essentiels pour rester ou devenir attractifs sur le marché du travail. Cette recommandation concerne les mères qui retournent au travail ainsi que les personnes issues de la migration, les personnes de plus de 50 ans ou les diplômé-e-s à la recherche d’un emploi.

Anna Tanner souligne un autre phénomène important : l’intersectionnalité. L’intersectionnalité fait référence aux multiples discriminations dont sont victimes certaines personnes, que ce soit dans l’environnement professionnel ou dans la vie quotidienne. Ils/Elles se trouvent à l’intersection de diverses formes de discrimination, comme la discrimination en tant que femme et en tant que personne issue de la migration. Le handicap, l’orientation ou l’identité sexuelle sont également des facteurs qui peuvent conduire à la discrimination. En particulier pour les personnes issues de la migration, lors de la recherche d’un emploi ; outre la barrière linguistique, il arrive souvent que les qualifications acquises à l’étranger ne soient pas reconnues en Suisse. Et pour les femmes, issues ou pas de la migration, une grossesse potentielle peut être une raison suffisante pour préférer un concurrent masculin.

Les revendications faites lors de la grève des femmes du 14 juin 2019 sont basées sur ces problématiques-là : la revalorisation financière et sociétale du travail des femmes, par exemple à travers une analyse des salaires ; davantage de temps et d’argent pour le travail d’assistance, par exemple à travers le congé paternité ou parental ; le travail dans le respect et sans sexisme, par exemple grâce à une protection étendue contre le licenciement pendant la maternité et les soins familiaux. Tout-e-s les participant-e-s à la soirée Dialogue étaient unanimes sur le fait qu’un changement est nécessaire afin de mettre fin aux inégalités entre les femmes et les hommes, mais les moyens par lesquels cela doit ou peut être réalisé ont néanmoins fait l’objet d’une discussion critique. En effet, Nina Prochazka a remarqué que la rémunération du travail d’assistance pourrait alimenter un système qui voit les femmes reliées à la sphère privée et les hommes à la sphère publique. Les participants ont convenu qu’un travail de sensibilisation et d’éducation auprès des filles et des garçons est nécessaire dès le début et de toute urgence afin de parvenir à l’égalité, également dans l’environnement de travail. Selon Anna Tanner, les employeurs-euses doivent eux/elles aussi être sensibilisé-e-s à ce sujet et encouragé-e-s, par exemple, à introduire des systèmes de rémunération clairs, selon la devise : à travail égal, salaire égal. Bien que controversés, les quotas pourraient également être utiles dans un premier temps, par exemple pour voir plus de femmes aux plus hauts niveaux des entreprises.

Une autre possibilité a été proposée par Nina Prochazka : le « jobsharing », le partage d’un même poste de travail entre au moins deux personnes. Cela signifie qu’un poste à 100%, avec toutes ses tâches et responsabilités, est par exemple réparti entre deux personnes. Le taux de répartition peut varier selon les besoins (50:50%, 40:60%, 30:70%, …).  Ce modèle de travail, qui apparaît pour la première fois dans les années 1970 dans les États-Unis, permet aux personnes qui aimeraient travailler à temps partiel d’accéder à des postes de responsabilité, qui souvent ne peuvent être remplies qu’à temps plein. Le partage d’emploi offre également des possibilités intéressantes pour combattre la discrimination. Par exemple, des professionnel-le-s expérimenté-e-s peuvent partager un emploi avec des candidat-e-s en début de carrière ; une femme et un homme ; une personne issue ou pas de la migration ; des personnes ayant des compétences linguistiques différentes ou d’autres aptitudes complémentaires. Cela rend les exigences envers les individus un peu moins élevées et en même temps l’équipe devient plus diversifiée. Et la diversité apporte plus d’idées et plus de solutions. Nina Prochazka rapporte que le « jobsharing » est déjà mis en œuvre dans tous les secteurs et il est praticable dans tous les postes. Dans tous les cas, il est important de trouver le/la bon-ne partenaire de travail et de postuler à un emploi en équipe.

Encore une fois, la soirée Dialogue a montré une réalité complexe à laquelle nous sommes confronté-e-s chaque jour, mais a également offert des solutions concrètes et des réflexions importantes, notamment en ce qui concerne la diversité. Lorsque nous apprenons à connaître la diversité, il devient plus facile de nous reconnaître comme un tout cohérent.

Dialogue est soutenu par fondia.

 

Nous recherchons des mentor-e-s bénévoles

MULTIMONDO recherche…

Bénévoles prêts à soutenir les personnes issues de la migration dans le cadre de notre programme d’intégration au travail et mentoring (dans toute la durée de la procédure de la candidature).

Les mentor-e-s répondent aux critères suivants :

  • Expérience réussie et bon réseau dans le marché du travail
  • Langues: Très bonnes connaissances du français écrit et oral
  • Compétences interculturelles
  • Large connaissances des exigences et des compétences-clés du marché de travail
  • Disponibilité, 1-2 heures régulières par semaine, pour s’investir au tandem

MULTIMONDO offre aux mentor-e-s :

  • Une possibilité d’utilisation judicieuse par laquelle vous pourrez transmettre vos précieux expériences et savoirs
  • Une introduction consolidée et des formations régulières
  • Un accompagnement professionnel
  • Une indemnisation ainsi qu’une attestation d’emploi

Interessé-e ?

Contactez: ensuisse@multimondo.ch ou 077 440 93 02

 

Deux postes mis au concours!

Nous souhaitons engager dès le 1er janvier 2021 un-e coordinateur-trice du programme de mentoring/intégration au marché du travail à 50%.

Plus d’info…

Nous souhaitons engager dès le 1er janvier 2021 un-e stagiaire dans le domaine de l’intégration au travail à 100% pour une durée déterminée de 12 mois.

Plus d’info…

Veuillez faire parvenir votre dossier de candidature complet jusqu’au 30 octobre 2020 à mirjam.schaer@multimondo.ch.

Visites guidées chez LibriMondo

LibriMondo propose désormais des visites guidées simples ou animées pour les classes d’écoles ou d’autres groupes. Le but de ces visites est de pouvoir mettre en valeur les différentes langues et écritures qui nous entoure, afin de sensibiliser les enfants à vivre la diversité comme un enrichissement.

Les visites de groupes permettent de promouvoir divers objectifs d’apprentissage de l’axe « approche interlinguistique » (L17, L27 et L37) du plan d’études de la Suisse romande (PER) et divers objectifs d’apprentissage de l’axe « langue(s) en vedette » et « littérature en vedette » de la section « langue » du plan d’études de la Suisse alémanique (plan d’études 21).

Les coûts sont de 50 CHF pour une visite guidée simple et de 150 CHF pour une visite animée. Ici vous trouverez de plus amples informations sur les objectifs des visites de groupe et leurs bénéfices ainsi que sur le contenu des visites simples et animées.

Vous êtes intéressé-e ou vous avez des questions ? Alors, n’hésitez pas à nous contacter par mail sylvia.joss@multimondo.ch ou par téléphone 032 322 50 20 !

Résumé de la 7ème soirée Dialogue

La septième soirée Dialogue a eu lieu le 2 juin, vous pouvez lire notre résumé ci-dessous :

Soirée Dialogue du 2 juin « Santé psychique – La migration, un facteur d’influence parmi d’autres ? » en collaboration avec André Huegi de la Santé Bernoise.

Depuis 2018, l’association MULTIMONDO organise la série d’événements Dialogue, qui invite des personnes aux biographies différentes à discuter et échanger des sujets sociopolitiques lors de plusieurs soirées. La deuxième soirée Dialogue de l’année 2020 a eu lieu le 2 juin sur le thème de la santé mentale. Nous avons notamment parlé de tabous et des différents facteurs d’influence, dont celui de la migration. André Huegi était notre invité pour cette édition. À cause des restrictions liée à la pandémie à laquelle nous faisons face actuellement a été adaptée sous forme de vidéoconférence. Au total, 5 personnes nous ont fait le plaisir de participer.

Après une brève introduction et quelques réflexions des participant-e-s sur la question « Qu’est-ce que veut dire pour moi, être en bonne santé », André Huegi a commencé par nous présenter différents faits et définitions sur la santé (psychique) et la migration. Nous avons questionné la notion de « santé » : Que comprend exactement la santé ? Est-ce le bien-être physique ? Est-ce le bien-être psychique ? Est-ce le bien-être social ?
Chacun-e a sa propre définition. De nombreuses personnes et dans toutes les cultures ne prennent pas en compte le bien-être psychologique et social et les traumatismes lorsqu’elles s’interrogent sur leur propre santé. La compréhension de la santé est souvent limitée à l’absence de maladie ou d’infirmité. Toutefois, comme l’a souligné M. Huegi, la santé est une combinaison de divers facteurs, tant individuels que sociaux.

Ainsi, la migration, ou plutôt le parcours de migration et ses différentes phases qu’expérimente une personne peuvent avoir une influence sur la santé psychique de cette dernière. La précarité socioéconomique, les barrières linguistiques ou encore l’insécurité de séjour sont des éléments qui exposent les personnes issues de la migration à un risque accru en termes de santé. Le contexte politique et social du pays de résidence, ainsi que la sécurité ou l’insécurité qui l’accompagne, ont également une incidence sur la vie des personnes. Par exemple, les conditions d’obtention d’un permis de séjour, la reconnaissance (ou non) des qualifications, l’accès au système de soins de santé, ainsi que le régime politique (par exemple le respect des droits de l’homme) ont un impact majeur sur la santé mentale et le bien-être d’une personne. Il est donc essentiel que les politiques de santé et de prévention soient adaptées aux réalités des personnes issues de la migration. L’accès à l’information et la sensibilisation contribuent à la réduction des risques.

Deux facteurs sont particulièrement importants pour la promotion de la santé, comme le souligne André Huegi : Compétences en matière de santé et compétences transculturelles. La première concerne la capacité d’une personne à prendre des décisions quotidiennes qui ont un impact positif sur sa santé. Cela n’est pas sans poser de problèmes, car chaque personne a une conception différente de la santé et la santé mentale en particulier reste un terme très abstrait et difficile à saisir pour beaucoup de gens. Pour ne pas arranger les choses, un-e participant-e a souligné que la santé mentale est un tabou dans de nombreuses cultures. Cela rend le deuxième facteur, les compétences transculturelles, d’autant plus important, par exemple, pour pouvoir enseigner les compétences en matière de santé aux individus. La compétence transculturelle est définie comme la capacité à reconnaître et à comprendre les mondes de vie individuels et à considérer la situation et le contexte donnés afin d’en déduire des options d’action appropriées. Elle permet aux gens de réfléchir aux conditionnements et aux préjugés qui découlent de leurs propres expériences et de leur propre univers, d’adopter le point de vue des autres et d’éviter la culturalisation et les stéréotypes. La compétence transculturelle est une compétence indispensable, surtout pour le personnel de santé, mais pas seulement.

La soirée a montré une fois de plus à quel point le sujet de la santé et surtout de la santé mentale est complexe. Les tabous, les compétences transculturelles, les facteurs individuels et sociaux, les trajectoires migratoires sont quelques-uns des aspects à prendre en compte pour mieux comprendre les autres. Nous avons également vu quelles réalités différentes et aussi quels défis pour l’individu découlent du processus de migration, combien il est important que les professionnel-le-s, mais aussi la population en général, en soient conscients et que nous nous écoutions les uns les autres, que nous renforcions notre image de soi, mais aussi la compréhension des autres.

Dialogue est soutenu par fondia.

 

Résumé de la 6ème soirée Dialogue

La sixième soirée Dialogue a eu lieu le 8 mai, vous pouvez lire notre résumé ci-dessous :

Soirée Dialogue du 8 mai «Crise climatique et COVID-19. Réflexions sur l’avenir de demain. Que pouvons-nous faire en tant que citoyen-ne?» Avec Alain Emery, auteur du blog Raising STARS et Eva Troya Ortega.

L’association MULTIMONDO organise la série d’événements Dialogue, qui invite des personnes aux biographies différentes à discuter et échanger des sujets sociopolitiques lors de plusieurs soirées. La première soirée Dialogue de l’année 2020 a eu lieu le 8 mai sur le thème du lien entre la crise climatique et la pandémie du Corona virus. Alain Emery, militant écologiste et Eva Troya Ortega, éducatrice environnementale, étaient nos invité-e-s pour cette édition. Cette soirée était originalement prévue le 24 mars sous le titre « Crise climatique – Que pouvons-nous faire en tant que citoyen-ne ? », mais a dû être reportée et modifiée à cause des restrictions liée à la pandémie à laquelle nous faisons face actuellement. En effet, l’équipe du Forum Together et nos deux intervenants ont dû adapter la soirée en vue de la situation. Heureusement pour nous, les conséquences du confinement ont également un impact sur l’environnement et elles ont ainsi pu être intégrées à notre sujet. L’adaptation a également dû être faite quant à la structure même de notre manifestation, puisque pour la première fois depuis la création de cette série d’événements, notre soirée Dialogue a eu lieu via vidéoconférence sur la plateforme Zoom. Au total, 7 personnes nous ont fait le plaisir de participer.

Après une brève présentation de chaque participant-e-s, nous avons commencé par questionner l’opinion publique face à la pandémie. Eva Troya Ortega a commencé par nous parler de sa crainte quant aux réflexions de certaines personnes face à la situation. Car en effet, pour certain-e-s, d’un point de vue environnemental, le fait que les villes soient vides signifie que la terre va mieux. Ce type de raccourcis peut être dangereux, puisqu’en vérité, pour faire une différence, nos efforts doivent être réguliers et constants. Une autre préoccupation exprimée lors de cette soirée est que celle de la domination du COVID-19 sur la question climatique dans les médias. Celle-ci est en partie oubliée. Mais cela ne doit en aucun cas se produire, a déclaré Alain Emery ; le monde d’hier ne peut pas être le même que demain. Dans certains esprits, le réchauffement climatique n’est plus une préoccupation et cela est problématique dans nos gestes du quotidien. Car même si une solution à la pandémie est trouvée, la question du climat reste d’actualité et urgente, et il est donc essentiel de repenser la situation et de créer un monde plus juste et plus durable.

La discussion entre nos participant-e-s était très intéressante, car tous n’étaient pas du même avis. Pour certain-e-s, la pandémie offre une opportunité parce qu’elle a déjà atteint et sensibilisé beaucoup plus de personnes sur l’importance de la solidarité, qu’en temps « normal ». D’autres doutent de la durée de la solidarité, par exemple, et de l’appel à une nouvelle normalité. Ils craignent que de nombreuses personnes souhaitent une solution rapide à la pandémie et qu’elles se réjouiront lorsque la vie quotidienne redevienne comme avant.

Pour certain-e-s des participant-e-s, il était donc essentiel que, d’une part, le travail de sensibilisation se poursuive, par exemple par des actions citoyennes, et que, d’autre part, chacun prenne des mesures et change de comportement et de mode de consommation (par exemple, acheter des produits locaux et biologiques, utiliser les transports publics et les vélos, faire réparer les choses au lieu d’en acheter de nouvelles). Il a également été discuté du fait que nombre des suggestions d’action communes sont très longues ou coûteuses pour les particuliers et ne peuvent être mises en œuvre par des personnes disposant de peu de ressources financières. Nous devons donc être conscient-e-s que tout le monde ne peut pas changer leur mode de vie personnel dans la même mesure, même s’ils ou elles le voulaient. C’est pourquoi l’action orientée à la solidarité et le bien-être de la société e joue également un rôle central dans la question climatique et il faut tenir compte des plus faibles dans le processus.  En particulier lorsque nous vivons dans un système comme celui de la mondialisation, il est important de penser au-delà des frontières nationales.

La discussion de ce soir-là a montré qu’apprendre des autres est l’une des clés de la lutte contre le réchauffement climatique. COVID-19 nous montre à quel point nous sommes dépendants les un-e-s des autres. C’est pourquoi nous devons trouver des solutions globales pour des problèmes qui nous concernent tou-te-s, ainsi que nous écouter et apprendre les uns des autres. Et, comme souvent, la diversité offre une grande opportunité. Les personnes issues de la migration apportent avec elles des expériences dans un large éventail de domaines et de mondes de vie, qui ne sont souvent pas formalisés et qui ne reçoivent donc généralement que peu d’attention – surtout dans les pays très riches où la société est majoritairement privilégiée. Cependant, c’est précisément cette connaissance qui pourrait amener de nombreuses approches précieuses pour résoudre les problèmes.

Enfin, ceci nous a conduit à une conclusion très positive et pleine d’espoir. Nous avons besoin les uns des autres pour y arriver. Chacun-e doit faire du mieux qu’il ou elle peut avec ses moyens. Cette crise nous a montré que les individus et leurs actions dépassent celles du gouvernement. Un avenir meilleur est donc possible si tout le monde y met du sien. L’amour des autres et l’amour de la nature semblent être les deux ingrédients nécessaires au changement.

 

Dialogue est soutenu par la Fondation fondia.

 

Projet «en suisse» et le Covid-19

Nos activités pendant l’épidémie du COVID-19 :

Pendant l’épidémie de COVID-19, l’ensemble des prestations du programme “en suisse” est adaptée afin de respecter les recommandations sanitaires de l’OFSP.  Nous continuons ainsi de proposer à distance accompagnement des participant-e-s, cours et mentoring. Bien que la situation du marché du travail soit dans ces circonstances difficiles, des besoins se font sentir en particulier dans les domaines de l’agriculture, des soins, de la logistique et des gardes d’enfants et nous faisons en sorte de soutenir au maximum nos participant-e-s pour qu’ils puissent bénéficier de ces opportunités.

Nous utilisons pour cela différents outils :

  • L’ensemble des cours de “vie en suisse” et “travail en suisse” sont donnés à distance par Zoom. Des exercices et consignes pour les participant-e-s de “vie en suisse” sont également adressés par courrier.
  • Des ordinateurs portables de Multimondo sont mis à disposition des participant-e-s , afin de leur permettre de suivre les cours d’informatique à distance depuis leur domicile.
  • Les mentor-e-s sont conseillé-e-s par téléphone, email et WhatsApp, et accompagné-e-s afin de pouvoir suivre leurs participant-e-s à distance dans de bonnes conditions. Les réunions des mentor-e-s prévues régulièrement sont également organisées par Zoom. La dernière s’est ainsi tenue le mardi 28 avril.
  • Les participant-e-s sont également soutenu-e-s et conseillé-e-s par notre équipe par téléphone, email et WhatsApp

Suite à l’allégement des mesures à partir du 11 mai, il nous est possible de donner en présentiel les cours dès le 19 mai 2020 de “vie en suisse”, dont les participant-e-s et leur formateur constituent un groupe ne dépassant pas 5 personnes. Un concept de protection sur la base des consignes de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration de l’Etat de Berne est élaboré afin de garantir la sécurité du personnel et des participant-e-s.

Le reste de nos cours, dont les participant-e-s sont plus nombreux, reste donné à distance par Zoom jusqu’au 8 juin. Le mentoring et le suivi individuel des participant-e-s se poursuit également à distance jusqu’à cette date.

Le Forum Together et le COVID-19

ATTENTION: LibriMondo reste fermé jusqu’à nouvel ordre. Des informations sur les événements du Forum Together sont disponibles à l’adresse suivante : www.multimondo.ch/manifestations/

Le Forum Together et le COVID-19

La situation due au COVID-19 et les mesures prises pour y faire face n’épargnent le Forum Together, dont les différentes activités sont fortement basées sur des rencontres personnelles. Mais nous aussi, nous nous sommes adaptés à la situation et proposons actuellement ce qui suit :

  • Prêt à distance : LibriMondo envoie des colis surprises de 3 à 5 livres dans la langue de votre choix pour les enfants, les jeunes ou les adultes.
  • Sur Facebook ou dans notre groupe WhatsApp “Forum Together KIDS”, des activités pour les enfants vous sont proposées. Veuillez écrire au 077 905 75 61 pour être ajouté-e au groupe.
  • Forum Together et ses événements en ligne :
    • Le 8 mai, notre première soirée “Dialogue a eu lieu sur zoom ! Nous avons discuté du thème “Crise climatique et COVID-19, réflexions sur l’avenir de demain. Que pouvons-nous faire en tant que citoyen-ne ?”.
    • La soirée “Dialogue” du 2 juin 2020 sur le thème “Santé mentale : la migration, un facteur d’influence parmi d’autres”, en collaboration avec la Santé bernoise, aura probablement aussi lieu sur zoom.
    • Notre club de lecture espagnol se réunira également sur zoom jusqu’à nouvel ordre. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Eva Troya (troyaeva@gmail.com) directement par e-mail.
    • Lecture de “Zwischen den Zweigen” d’Annalisa Hartmann et Désirée Scheidegger aura lieu le 17 mai 2020 à 11h00 sur zoom.
    • Et pour la journée nationale de la lecture à voix haute du 27 mai 2020, le Forum Together préparera également une offre en ligne.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur les différents événements sur notre calendrier d’événements ou sur Facebook.

Sur Facebook, vous pouvez nous trouver sous le lien suivant : www.facebook.com/multimondo.ch/

Vous pouvez accéder au calendrier des événements de Multimondo via ce lien : www.multimondo.ch/manifestations/

Désormais, vous pouvez également nous joindre par SMS ou WhatsApp au 077 905 75 61, par e-mail vous pouvez contacter sylvia.joss@multimondo.ch ou info@multimondo.ch.

Adaptations des prestations actuelles de MULTIMONDO

Suite aux décisions prises par le Conseil fédéral pour lutter contre la pandémie du coronavirus, nous avons fermé les locaux de MULTIMONDO afin de protéger nos bénévoles, nos participant-e-s et nos collaborateurs-trices. Nous aimerions cependant continuer de proposer nos services et notre soutien à nos
participant-e-s :

  • Notre permanence téléphonique reste ouverte de lundi à jeudi de 9h à 12h au 032 322 50 20.
  • Nous proposons toutes nos consultations ou cours par téléphone, par courrier, vidéo ou par courriel. Veuillez nous contacter à info@multimondo.ch en cas de questions.
  • Toute personne qui participe à un programme d’intégration au marché du travail peut s’adresser directement à 077 440 93 02 ou à ensuisse@multimondo.ch / Pour le mentoring, nous sommes disponibles pour continuer d’accompagner les personnes par email ou par téléphone. Un groupe whatsapp est aussi créé pour recevoir les dernières nouvelles du programme et de la situation actuelle. De nombreuses opportunités de travail existent malgré la situation actuelle.
  • Nous élaborons des solutions afin que les cours puissent se poursuivre à distance, que des rencontres liées à lecture puissent avoir lieu sur des plateformes en ligne, etc. / Suivez les actualités sur notre page d’accueil sous « Actuel » sous www.multimondo.ch
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